Le prix de la vie

Les dernières nouvelles concernant l’évolution de ma maladie se trouvent ici.

Je m’appelle Nicole, j’ai 47 ans, et je souffre d’une maladie assez rare, le chondrosarcome. Il s’agit d’un cancer qui se manifeste par la prolifération anarchique des cellules du cartilage. Cette tumeur osseuse a déjà envahi une grande partie de mon bassin. Contrairement aux autres cancers des os, le chondrosarcome ne répond pas à la chimiothérapie ni à la radiothérapie. La guérison passe donc exclusivement par la chirurgie.

Malgré plusieurs opérations, la bête grossit sans cesse ; elle pousse sur les organes qui l’entourent, m’empêchant de fonctionner naturellement ; elle emprisonne aussi mon nerf sciatique ce qui provoque des douleurs insupportables. Je marche de plus en plus difficilement, et ma vie devient, petit à petit, ce qu’on appelle un enfer.

Or, il existe un traitement efficace qui pourrait me sauver. C’est une combinaison d’hyperthermie (on cuit la tumeur au micro-ondes, en quelques sortes), et de chimiothérapie. Dans des cas comme le mien, les résultats sont bons, même si le succès n’est pas garanti à 100%.

Il y a quelques années, la machine « qui va bien » était disponible en France, à Villejuif. Mais elle est tombée en panne, et personne ne l’a réparée. Alors il faut aller se faire soigner ailleurs. En Allemagne, en Italie, ou en Hollande. Pas de souci, j’aime voyager.

Il y a quand même un petit souci : le ticket d’entrée est à 20.000 euros, avec options jusqu’à 100.000 euros. Et un second problème : cette thérapie – largement documentée – n’apparaît pas sur les listes des traitements validés par la Sécurité Sociale française. Elle n’est donc pas prise en charge. D’un coup de crayon, un fonctionnaire m’a condamnée à mort.

J’ai besoin de vous, de toute urgence.

J’ai besoin de vous pour faire pression sur qui a du pouvoir dans ce pays, et tout d’abord sur le Ministre en charge, Mme Roselyne Bachelot. Elle seule pourrait débloquer cette situation rapidement.

J’ai aussi besoin de vous pour trouver de l’argent si, comme je le crains et jusqu’à preuve du contraire, les politiques de ce pays préfèrent s’occuper de dossiers plus porteurs.

Ces 20.000 euros, et peut-être ces 100.000 euros si les choses ne se passent pas bien, je ne les dépenserai pas pour aller participer à une réunion en jet privé, promis.

C’est juste le prix de ma vie.

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