Par Dédé, le 16 août 2010
Lundi matin 9 heures, Juliana nous accueille au centre de soin N° 9 Rue Oscar Winter. C’est un bon présage .
L’ambiance est agréable, l’endroit cossu sans ostentation, le personnel aimable circule en tous sens.
Le docteur Wolf nous reçoit, regarde les scanners de Nicole, définit un protocole de soins, gribouille des ordonnances pour les chimio. Un homme efficace. Le cancer n’a qu’à bien se tenir, il va en prendre une séance dans le nez sur le champ.
Une infirmière installe Nicole, lui pose une perfusion, règle la machine et c’est parti pour deux heures. La tumeur va chauffer jusqu’à 43°. Faut commencer doucement.
La chaleur augmente progressivement Nicole supporte, en fait, le plus difficile pour elle c’est de ne pas bouger avec son sciatique coincé. La position allongée sur le dos provoque au bout d’un moment des douleurs intolérables. On la change de position, l’infirmière règle de nouveau la machine, et ça repart.
On a regagné le studio. Je visiterai le quartier un peu tout seul, Nicole, fatiguée, vise le lit et s’y endort rapidement.
Internet refuse encore tout service, Désolée, la dame de la réception du bed and breakfast nous donne une autre chambre. Nicole a récupéré, on déménage. En fait, il s’agit simplement de traverser la rue.
La chambre est grande. La tête de l’immense lit à baldaquin est ornée d’une reproduction de tapisserie, elle-même reproduction d’un tableau d’Ingres, celui où une dame nue caresse deux colombes en rut pendant qu’un angelot essaie de les empaler avec une flèche. La classe. Les quatre montants du baldaquin sont en bon tube acier de 102/114, les traverses en tube acier de 26/34, le tout enrubanné d’un tulle bleu pâle. Somptueux.
Salle de bain grand standing, baignoire à bulles, douche à l’italienne, lavabo double et lumière avec variateur.
 Nicole subit sa première hyperthermie.
Faites connaître cette page :
Par Dédé, le 15 août 2010
6 heures , dimanche matin, réveil, petit déjeuner, café au lait; un conseil : y préférer une tasse d’eau chaude nature; yogourts, jambon, fruits et jus de fruits.
7 heures Hanovre : sur le quai, une grande blonde, ou presque, agite une feuille de papier, c’est pour nous, c’est écrit.
Juliana, c’est elle qui nous prend en charge. Mon Allemand revient, c’est comme le vélo, je comprends tout. Il est possible que ce soit lié au fait qu’elle nous parle Français, mais bon, j’y suis pour rien et pour le coup, Nicole comprend aussi l’Anglais.
L’appartement, ou plutôt le studio, est très correct, deuxième étage avec ascenseur, c’est l’annexe de l’hôtel Avalon, un honorable « bed and breakfast ». Juliana nous y installe puis nous quitte, on se reverra demain pour une consultation et le premier soin. Elle est très gentille, grande, souriante, avec cinq doigts aux ongles impeccablement vernis de rouge à chaque pied. C’est plutôt bon signe.
Internet refuse tout service.
Ceux qui ne savent pas où est Hanovre peuvent cliquer sur la carte, ils auront au moins appris quelque chose

Faites connaître cette page :
Par Dédé, le 14 août 2010
Samedi, départ gare de Nîmes, Nicole est en forme. Derrière elle les amis, les copains, et tout ceux qui l’ont soutenue pour arriver à ce voyage. Forcément cela lui donne le moral et la volonté de continuer à se battre contre ce putain de cancer.
Trois heures de TGV plus tard, Paris Gare de Lyon. Comme prévu le monsieur avec le fauteuil roulant est là accompagné d’une surprise : Alain. C’est mon vieux copain de toujours qui est venu nous faire un brin de compagnie entre les deux trains.
Deuxième surprise : Charlotte ma fille adorée. Elle ne voulait à aucun prix rater l’occasion de nous embrasser avant cette aventure. Un bref et grand coup de chaud à l’âme. Pas assez long bien sûr, mais la fourrière a ses raisons que le cœur ignore.
Taxi, Gare de l’est. Alain a confisqué et pousse lui même le fauteuil prévu pour Nicole, je trimballe les valises.
Le train est au quai 26. Il va jusqu’à Moscou ce qui donne de suite un autre parfum au voyage.
C’est pas l’Orient express, loin s’en faut, mais nous sommes ravis de nous installer dans le compartiment double couchettes de ce wagon ou tant d’histoires ont voyagé.
Fini le restaurant , fini les serveurs empressés, c’est une sorte de self à la nourriture assez insipide dont la vocation semble s’orienter vers la vente de bouteilles de bière. Pour faire mentir Mado, et qu’elle aille en enfer, nous avons bu de l’eau.
Nuit de petits sommes, Nicole sur la couchette du bas, moi au perchoir. Au retour on fera le contraire.
 A la gare de Nîmes, en attente du TGV
Faites connaître cette page :
Par Dédé, le 12 août 2010
Grâce à votre extraordinaire soutien, Nicole peut partir en Allemagne ce samedi 14 août, pour s’y faire soigner durant deux semaines. Personne ne sait exactement ce qui l’attend là-bas, mais ce qui est certain c’est qu’elle y part légère et pleine d’enthousiasme. Comme elle sera probablement très fatiguée tous les soirs, c’est Dédé qui nous abreuvera en nouvelles par l’intermédiaire de ce petit journal.
Dédé qui a réalisé une très belle sculpture de lui et d’elle, partant main dans la main, avec une grosse valise, vers la guérison.
 Dédé et Nicole partent en Allemagne. Une sculpture de Dédé.
Faites connaître cette page :
|
Comment m’aider Par Paypal :
Par chèque :
Nicole Alcaraz
Le Pouget
30170 Cros
Par virement bancaire :
Caisse d'Epargne
04187592555
Par virement international :
IBAN
FR76 1348 5008 0004 1875 9255 563
BIC
CEPAFRPP348
Merci ! Jusqu'à présent, le total de vos dons s'élève à 49.043 euros.
Merci aussi pour vos petits mots très touchants qui accompagnent souvent vos dons.
Mis à jour : 17 septembre 2010
|